SOPK/SMOP : comprendre la pathologie autrement
- il y a 14 heures
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Si vous suivez l'actualité de la santé féminine, vous avez peut-être entendu parler de cette annonce : le syndrome des ovaires polykystiques vient officiellement de changer de nom. Annoncé au Congrès européen d'endocrinologie, après 14 ans de travail réunissant plus de 56 organisations scientifiques avec l'aide d'associations de patientes du monde entier, le SOPK devient le SMOP : syndrome métabolique ovarien polyendocrinien.

Ce changement peut sembler anodin, mais il est en réalité profondément symbolique pour toutes les femmes concernées. Il me tenait à cœur d'en parler car cette évolution marque une reconnaissance longtemps attendue de part la complexité réelle de cette pathologie.
Pourquoi le terme "SOPK" n'était pas approprié
Le terme "ovaires polykystiques" a longtemps induit en erreur, patientes comme praticiens. Beaucoup de femmes diagnostiquées étaient persuadées d'avoir des kystes dans les ovaires, ce qui n'est pas le cas. Il s'agit en réalité de follicules immatures dont le développement est bloqué, une nuance importante qui change complètement la compréhension de cette pathologie.
Il y a plus de 90 ans, quand ce phénomène a été observé pour la première fois, les chercheurs ont cru observer des kystes et lui ont donné ce nom. Pourtant, même après avoir compris l'erreur, ce terme trompeur a continué d'être utilisé pendant des décennies générant des erreurs d'interprétation et des prises en charge inadaptées.
En se concentrant uniquement sur les ovaires, on a réduit une pathologie complexe à un seul organe, en passant complètement à côté de sa dimension métabolique et endocrinienne, pourtant centrale dans la compréhension et la prise en charge de ce trouble féminin.
Le terme SMOP reconnaît enfin cette réalité : ce n'est pas qu'un problème ovarien.
C'est un trouble hormonal et métabolique global.
Qu'est-ce que le SMOP ?
Le SMOP est une pathologie multisystémique qui touche environ 10% des femmes en âge de procréer. Elle implique simultanément plusieurs mécanismes qui s'alimentent les uns les autres, ce qui explique la grande diversité des symptômes observés d'une femme à l'autre.
On y retrouve des troubles de l'ovulation, souvent à l'origine de cycles irréguliers ou absents, un excès d'androgènes, les hormones dites masculines, responsable de symptômes comme l'acné, l'hyperpilosité ou la chute de cheveux, et très fréquemment une résistance à l'insuline, indépendamment du poids. À cela s'ajoute une inflammation chronique de bas grade qui entretient et aggrave l'ensemble des déséquilibres hormonaux.
Les critères de diagnostic
Le diagnostic du SMOP repose sur la présence d'au moins 2 de ces 3 critères, selon les recommandations internationales mises à jour en 2023 :
Des troubles du cycle comme des cycles irréguliers, très longs ou absents
Une hyperandrogénie clinique (acné, pilosité excessive, chute de cheveux) ou biologique (dosage sanguin)
Des ovaires plurifolliculaires à l'échographie ou un taux d'AMH élevé
Il est important de souligner qu'on peut tout à fait avoir un SMOP sans "ovaires polykystiques" visibles à l'échographie ce qui confirme, une fois de plus, à quel point l'ancien terme prêtait à confusion et a pu retarder des diagnostics pendant des années.
Ce qu'on retrouve fréquemment
Au-delà des critères officiels, les femmes atteintes de SMOP décrivent souvent un tableau clinique qui dépasse largement la sphère gynécologique et qui impacte profondément leur quotidien.
Une fatigue chronique difficile à expliquer. Des fringales de sucre intenses, surtout en deuxième partie de journée. Une prise de poids difficile à gérer, notamment autour du ventre, malgré des efforts alimentaires réels. Des troubles de l'humeur : irritabilité, anxiété, déprime qui s'intensifient au fil du cycle. Et bien souvent, des difficultés à concevoir, le SMOP étant la première cause d'infertilité anovulatoire chez la femme.
Ces symptômes sont le reflet d'un terrain profondément déséquilibré et c'est précisément là où la naturopathie peut intervenir.
Comment accompagner le SMOP en naturopathie
La naturopathie peut agir en profondeur sur le terrain et transformer réellement le quotidien des femmes concernées, en complément du suivi médical.
Comprendre ce qui se passe vraiment chez VOUS est la première étape et c'est ce qui permet de construire un accompagnement vraiment adapté. Par exemple, derrière une hyperandrogénie, on retrouve des causes très différentes d'une femme à l'autre. Résistance à l'insuline, déséquilibre du ratio LH/FSH, baisse du SHBG, cortisol ou prolactine trop élevé, ralentissement thyroïdien… et bien d'autres encore. C'est précisément pour ça que remonter à la cause est indispensable pour une bonne prise en charge.
Car au fond, il n'existe pas un seul SMOP, mais autant de SMOP qu'il existe de femmes. C'est pourquoi l'accompagnement se doit d'être 100% personnalisé, construit à partir de votre histoire, de vos symptômes et de ce que votre corps exprime.
Conclusion
Le passage du SOPK au SMOP est bien plus qu'un simple changement de nom. C'est une reconnaissance de la complexité de cette pathologie et un premier pas important vers une meilleure compréhension de ce que vivent réellement les femmes concernées au quotidien.
Si vous avez un SMOP/SOPK ou si vous vous reconnaissez dans les symptômes décrits dans cet article, sachez qu'un accompagnement global et bienveillant peut faire une vraie différence. Je vous accueille en cabinet à Champagnole dans le Jura (39), ou en visio partout en France, pour avancer ensemble vers un meilleur équilibre hormonal et une meilleure qualité de vie au quotidien.



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